Quel est le lien entre certains sucres et la maladie d’Alzheimer ?

HS-PhosTau - Etude du Rôle des Heparan Sulfate Sulfotransferases dans la Phosphorylation Anormale de Tau

100 000 €

La Dre Papy-Garcia a exploré le rôle des glycannes, de petites chaînes de sucres présentes à la surface des cellules, dans la maladie d’Alzheimer. Ses travaux ont révélé qu’une enzyme appelée HS3ST2 pourrait favoriser les anomalies de la protéine Tau et constituer une nouvelle cible pour ralentir la progression de la maladie.

La recherche sur la maladie d’Alzheimer explore aujourd’hui de nouvelles pistes thérapeutiques, au-delà des approches classiques centrées sur les protéines amyloïdes et Tau. Parmi ces nouvelles pistes figurent les glycannes, de petites chaînes de sucres présentes à la surface des cellules. Ces sucres jouent un rôle important dans le fonctionnement cellulaire et peuvent interagir avec certaines protéines, dont la protéine Tau, fortement impliquée dans la maladie d’Alzheimer.

L’équipe de recherche a étudié les gènes qui contrôlent la fabrication de ces glycannes. Elle a observé que l’un de ces gènes est davantage exprimé dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Pour mieux comprendre son rôle, les chercheurs ont diminué son activité dans un modèle de tauopathie chez le poisson-zèbre, c’est-à-dire un modèle reproduisant certaines anomalies liées à la protéine Tau.

Les résultats sont encourageants : la réduction de l’activité de ce gène a entraîné une forte diminution de certains marqueurs biologiques de la maladie, ainsi qu’une amélioration visible de l’état des animaux. Ces observations suggèrent que ce gène, et les sucres qu’il contribue à produire, pourraient jouer un rôle important dans les mécanismes liés à Tau.

L’objectif est maintenant de vérifier ces résultats dans un modèle de souris, plus proche de l’être humain. Les chercheurs veulent déterminer si modifier l’activité de ce gène peut ralentir ou limiter l’évolution des anomalies liées à Tau. À terme, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie d’Alzheimer et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Les résultats sont encourageants : la réduction de l’activité de ce gène a entraîné une forte diminution de certains marqueurs biologiques de la maladie, ainsi qu’une amélioration visible de l’état des animaux. Ces observations suggèrent que ce gène, et les sucres qu’il contribue à produire, pourraient jouer un rôle important dans les mécanismes liés à Tau.

L’objectif est maintenant de vérifier ces résultats dans un modèle de souris, plus proche de l’être humain. Les chercheurs veulent déterminer si modifier l’activité de ce gène peut ralentir ou limiter l’évolution des anomalies liées à Tau

L’équipe de recherche s’est particulièrement intéressée à une enzyme appelée HS3ST2, qui participe à la fabrication d’une forme particulière de ces sucres. L’objectif était de comprendre si elle pouvait favoriser les anomalies liées à Tau.

Les chercheurs ont montré que réduire l’activité de HS3ST2 dans un modèle de souris présentant une tauopathie permettait de freiner les signes biologiques de la maladie. Ce résultat confirme des observations déjà obtenues chez le poisson-zèbre et suggère que cette enzyme joue un rôle important dans le développement des anomalies liées à Tau.

Les travaux ont également permis de mieux comprendre le mécanisme en jeu. Les sucres produits par HS3ST2 semblent se comporter comme des « accompagnateurs moléculaires » : en se liant à Tau, ils faciliteraient sa modification anormale, puis son agrégation dans les neurones. L’équipe a aussi montré, dans des modèles cellulaires, qu’il était possible de réduire l’accumulation de Tau anormale en bloquant la production de ces sucres à l’aide de petites molécules chimiques.

Ce projet a atteint ses objectifs et ouvre une nouvelle piste thérapeutique potentielle : cibler HS3ST2 ou les sucres qu’elle produit pour limiter les anomalies de Tau. Les recherches vont maintenant se poursuivre pour mieux comprendre pourquoi cette enzyme est augmentée dans la maladie d’Alzheimer et pour tester des approches pharmacologiques moins invasives, notamment chez la souris.