NDP52GE, Un protecteur naturel contre la maladie d’Alzheimer !
VITAL (VarIanT ALzheimer) - Révélation d’un variant du récepteur autophagique NDP52 comme facteur protecteur de la maladie d’Alzheimer
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La Dre Strappazzon étudie le rôle d’une protéine impliquée dans le système naturel de nettoyage des cellules afin de mieux comprendre comment éliminer les formes toxiques de la protéine Tau et ouvrir de nouvelles pistes contre la maladie d’Alzheimer.
L’accumulation de la protéine Tau sous forme d’agrégats toxiques dans le cerveau est considérée comme l’un des principaux marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer. En s’agrégeant sous forme d’enchevêtrement toxique, elle perturbe la connexion entre les neurones et conduit à terme à leur disparition(mort). Les traitements actuels interviennent souvent lorsque la maladie est déjà à un stade avancé. Il est donc essentiel d’identifier de nouvelles stratégies afin d’agir plus tôt dans le processus de la maladie comme l’accumulation de Tau qui a lieu bien des années avant l’apparition des premiers symptômes.
Dans ce projet, financé par l’association France Alzheimer et maladies apparentées et porté par Dre Strappazzon, l’équipe de recherche s’intéresse à une protéine particulière impliquée dans l’autophagie (système de nettoyage naturel) : la NDP52. Les chercheurs ont étudié une variante naturelle de cette protéine appelée NDP52GE, qui semble particulièrement efficace pour éliminer les formes pathologiques de la protéine.
Pour évaluer le potentiel de NDP52GE, les chercheurs ont utilisé des modèles de souris reproduisant certaines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Les premiers résultats que les animaux recevant cette variante présentent de meilleures performances dans certains tests de la mémoire et une diminution de l’accumulation de la protéine Tau dans des régions impliquées dans les fonctions cognitives. Des études complémentaires sont en cours afin de confirmer ces observations.
Parallèlement, l’équipe a analysé l’ADN de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et l’a comparée à celui de personnes non malades. Les analyses ont révélé que la variante NDP52GE est moins fréquentes chez la personne malade. Cette observation suggère que porteurs de cette variante pourraient être naturellement mieux protégés contre la maladie.
Ces travaux renforcent l’hypothèse selon laquelle NDP52GE agit comme un « nettoyeur » de protéines Tau anormales. A terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point d’une nouvelle stratégie visant à ralentir ou prévenir la progression de la maladie d’Alzheimer.
