Mieux comprendre le rôle du gène BIN1, facteur de risque majoritaire de la maladie d’Alzheimer

BIN1DROSO - Etude du rôle cérébral du facteur de risque BIN1 et de ses isoformes

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Le Dr Dourlen a montré comment une forme particulière de la protéine produite par le gène BIN1, un facteur génétique majeur de la maladie d’Alzheimer, pourrait perturber le fonctionnement des neurones.

La maladie d’Alzheimer est sporadique dans 99% des cas. Autrement dit, dans 99% des cas, elle ne se transmet pas de génération en génération. Cependant, les facteurs de risques de la maladie sont majoritairement génétiques. Ces dernières années, les chercheurs sont parvenus à identifier plusieurs gènes associés à un risque accru de développer la maladie. Dans ce projet, soutenu par l’association France Alzheimer, le Dr Dourlen et son équipe se sont intéressés à l’un d’entre eux : le gène BIN1.
Pour mener à bien ce projet, les chercheurs ont tenté de lever le voile sur plusieurs questions : comment ce gène influe sur les mécanismes impliqués dans la maladie d’Alzheimer ? Quelles conséquences sur le fonctionnement des neurones et sur les cellules qui les entourent (les cellules gliales) et enfin, comment ce facteur de risque interagit avec d’autre facteurs génétiques déjà identifiés ?

BIN1 est le second facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui, au moins dix isoformes de protéines issues de ce gène sont connues. C’est à dire les protéines sont exprimées par BNI1 mais ont des fonctions différentes (mais voisines). Néanmoins, la contribution de ce gène et de ces isoformes dans les mécanismes de la maladie d’Alzheimer restent obscurs.

Le Dr Dorlen et son équipe ont démontré la toxicité de l’une d’entre elles appelée isoforme1. En menant des expériences in vivo chez la drosophile, ils ont observé que la surexpression de cette dernière entraine la dégénérescence des neurones photorécepteurs de la rétine. De plus, elle s’avère impliquée dans les altérations des transmissions synaptiques5communication entre les neurones).

Cette étude propose donc que l’implication du gène BIN1dans la maladie d’Alzheimer pourrait passer par un excès de l’isoforme1. Cette conclusion constitue un nouvel élément pour le développement de pistes thérapeutiques.