L’impact du microbiote intestinal dans la maladie d’Alzheimer
MicAD - Impact du microbiote sur le dysfonctionnement synaptique précoce dans le modèle murin de la maladie d’Alzheimer au stade pré-symptomatique
100 000 €
La docteure Krantic a exploré le rôle du microbiote intestinal dans les mécanismes précoces de la maladie d'Alzheimer afin de déterminer si sa modification pouvait influencer l'évolution de la maladie.
De plus en plus de recherches montrent que le cerveau n’est pas isolé du reste du corps. Parmi les pistes explorées, le microbiote intestinal qui pourrait être impliqué dans la maladie d’Alzheimer.IL s’agit de l’ensemble des micro-organismes présents dans notre intestin. Il pourrait en effet jouer un rôle dans la maladie d’Alzheimer.
Le projet du docteur Krantic Slavica et son équipe, soutenu par l’association France Alzheimer s’est intéressé à cette connexion encore mal connue, en étudiant ce qui se passe très tôt dans la maladie, avant même l’apparition des premiers symptômes. L’objectif est de comprendre si agir sur le microbiote pourrait influencer le développement de la maladie à ses débuts.
Les résultats obtenus ouvrent des perspectives nouvelles. Chez des modèles expérimentaux, les chercheurs ont observé qu’une modification précoce du microbiote intestinal pouvait avoir des effets bénéfiques sur le cerveau. Elle est notamment associée à une diminution de certaines lésions caractéristiques de la maladie et à une amélioration du fonctionnement des neurones, en particulier dans les régions impliquées dans la mémoire.
Plus précisément, ces travaux montrent que cette intervention pourrait améliorer la communication entre les neurones, un mécanisme essentiel au bon fonctionnement de la mémoire. Fait marquant, ces effets positifs sont observés principalement chez les mâles, tandis que des effets différents, voire opposés, apparaissent chez les femelles.
« C’est primordial de faire les essais pré-cliniques chez les deux sexes car ce n’est pas parce que ça n’a pas marché chez les femelles du modèle animale que ça ne marchera pas chez les femmes », insiste la docteure Krantic.
Ces résultats soulignent un point important encore trop peu pris en compte : la nécessité de mieux considérer les différences entre les sexes dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer, Ils mettent aussi en lumière le potentiel d’approches simples, non invasives et peu coûteuses pour agir très en amont de la maladie.
