L’hypothyroïdie, un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer!

Thyrad - Dysfonctionnement thyroïdien et Maladie d’Alzheimer

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La docteure Enderlin a montré qu'un déséquilibre des hormones thyroïdiennes favoriserait des altérations du cerveau similaires à celles observées dans la maladie d'Alzheimer, renforçant le lien entre hypothyroïdie et risque de développer la maladie.

Bien que les pistes thérapeutiques actuelles ciblant les lésions de la maladie d’Alzheimer ouvrent des perspectives prometteuses, elles n’ont pas permis à ce jour de développer de traitements curatifs efficaces. Au vu de l’augmentation croissantes des personnes atteintes de la maladie, le développement d’une approche préventive est devenu alors une priorité absolue. En effet, des études sur des modèles animaux qui intègrent des facteurs de risques devraient contribuer au développement d’approches préventives visant à retarder voire réduire l’évolution de la maladie. Dans ce contexte, le projet mené par la Dre Enderlin, soutenu par France Alzheimer, visait à comprendre un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer : l’hypothyroïdie.

L’hypothyroïdie est un dysfonctionnement hormonal caractérisé traditionnellement par un déficit en hormones thyroïdiennes. Cependant, il pourrait aussi caractérisées par la modulation des protéines dans d’autre organes notamment dans le cerveau. Il a déjà été démontré que des patients « hypothyroïdiens » présentaient des troubles de la mémoire. Par ailleurs, l’hypothyroïdie apparait avec le diabète ou l’obésité, deux facteurs de risques reconnus de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont travaillé sur des rats présentant une hypothyroïdie et ont montré une augmentation du taux des β amyloïdes et de la protéine Tau, deux marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer. Une augmentation des molécules pro-inflammatoire a également été observée. Ces altérations sont accompagnées d’une faible réduction de l’Hippocampe. Ces lésions ont été restaurées en régulant l’hypothyroïdie des animaux. Des résultats qui confortent l’existence d’un lien entre l’hypothyroïdie et les lésions de la maladie d’Alzheimer.

Enfin, Les chercheurs ont pu démontrer qu’un bon contrôle de l’équilibre thyroïdien dans le cerveau, limiterait la neuroinflamation et donc potentiellement l’accumulation des lésions cérébrales précurseurs de la MA, à savoir les plaques amyloïdes et les agrégats de la protéine Tau

Ce travail pourrait permettre à terme de proposer des stratégies de prévention, afin de limiter ou de retarder l’apparition de la maladie.