Le stress, un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer à ne pas négliger !

StressAlz - Le stress dans la maladie d’Alzheimer

100 000 €

Le Docteur Jeanneteau et son équipe ont visé à explorer et à comprendre le mécanisme moléculaire liant le stress à la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, la recherche s’intéresse plus aux formes génétiques minoritaires de la maladie d’Alzheimer qu’aux formes majoritaires isolées dites sporadiques. Or, la maladie résulte de l’interaction entre la vulnérabilité génétique des individus et l’impact de l’environnement dont le stress fait partie. En effet, quiconque exposé régulièrement au stress est susceptible de développer un Alzheimer précoce.
Dans ce projet, financé par l’association France Alzheimer et maladies apparentées, le docteur Jeanneteau et son équipe visent à explorer et à comprendre le mécanisme moléculaire liant le stress à la maladie d’Alzheimer.

Le docteur Jeanneteau explique que comprendre ce mécanisme ne permet pas de guérir la maladie d’Alzheimer mais d’agir afin d’éliminer un des facteurs de risque principaux. Il s’est alors intéressé à deux molécules : la BDNF, essentielle à la plasticité cérébrale et le récepteur des glucocorticoïdes (hormones du stress).

Dans la maladie d’Alzheimer, le BDNF diminue, tandis que le cortisol reste élevé, le stress devient alors toxique pour les neurones. Un dérèglement qui aggrave les troubles de la mémoire indépendamment de l’accumulation des plaques amyloïdes (un marqueur biologique de la maladie), suggérant que la maladie ne dépend pas uniquement de leurs dépôts, mais aussi de perte de connexion entre les neurones.

L’étude a révélé également que les connexions neuronales perdues peuvent être partiellement restaurées, sous certaines conditions. Ce phénomène, déjà observé dans des modèles de dépression après la normalisation du stress, suggère que le cerveau conserve une capacité de réparation.