Décrypter les effets de la bêta-amyloïde sur le cerveau pour trouver de nouveaux traitements contre la maladie d’Alzheimer

Aß-INTER-ACTION : Caractérisation et exploration thérapeutique des interactions entre le peptide beta-amyloïde et les récepteurs membranaires

100 000 €

Le Docteur Ralfs à cherché à comprendre comment la protéine bêta-amyloïde perturbe le fonctionnement des neurones , en interagissant avec certains de leur récepteurs.

La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus répandue dans le monde. À ce jour, il n’existe pas encore de traitement permettant de la guérir, notamment parce que les mécanismes responsables de la maladie restent encore mal compris.
Les chercheurs pensent qu’une protéine appelée bêta-amyloïde (Aβ) joue un rôle important dans la dégradation des cellules du cerveau. Ce projet porté par le Dr Jockers a cherché à comprendre comment cette protéine agit sur les cellules et à développer de nouvelles molécules capables de bloquer ses effets nocifs.

L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes pour mieux traiter la maladie d’Alzheimer ainsi que de trouver de petites molécules capables de bloquer l’action de la bêta-amyloïde, notamment son interaction avec un récepteur appelé  α7-nAChR, afin de protéger les cellules du cerveau. Ces recherches avaient pour but de contribuer à développer de nouvelles stratégies de traitement contre la maladie d’Alzheimer.

Cette étude a montré que la protéine bêta-amyloïde (Aβ) est capable de se fixer à certains récepteurs présents à la surface des cellules cérébrales. En interagissant avec ces récepteurs, elle perturbe leur fonctionnement normal et altère des mécanismes essentiels au bon fonctionnement du cerveau.

Pour mieux comprendre ces interactions, les chercheurs ont développé une méthode permettant d’identifier les récepteurs ciblés par l’Aβ ainsi que des molécules capables d’en limiter les effets délétères.

Ces travaux ont notamment mis en évidence que la protéine pouvait perturber des récepteurs impliqués dans des fonctions clés telles que la mémoire, le métabolisme cellulaire et la communication entre les neurones.

Ces résultats apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de la maladie d’Alzheimer. Ils montrent que la bêta-amyloïde ne contribue pas uniquement à la maladie par son accumulation dans le cerveau, mais aussi en dérégulant directement le fonctionnement des cellules cérébrales. Ces découvertes ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour le développement de stratégies thérapeutiques visant à protéger les neurones et à préserver leurs fonctions.