Mieux détecter la protéine Tau pour un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

PhosphoTau - Profilage de formes phosphorylées de la protéine Tau pour le diagnostic et le suivi de la maladie d’Alzheimer

100 000 €

Le Docteur Delatour a testé une technique d'analyses capable de détecter la protéine Tau anormale même à des faibles quantités ,afin de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer plus tôt.

Les dégénérescences neurofibrillaires, l’une des deux lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, sont formées par l’accumulation de la protéine Tau, rendue anormale par une série de transformations qu’elle subit dans les neurones. La détection des protéines Tau est une étape importante dans le diagnostic de la maladie et elle peut être riche d’enseignement pour mieux décrire son stade d’avancée.
Afin d’améliorer la mesure de la protéine Tau dans le liquide céphalo-rachidien, accessible par ponction lombaire, docteur Vincent Delatour, chercheur au Laboratoire national de métrologie et d’essais (Paris) et son équipe se sont intéressés à une technique d’analyse appelée la spectrométrie de masse. Cette méthode sensible permettrait de repérer la protéine même en quantité infime, et donc dès les premiers stades de la maladie.

Le projet de Vincent Delatour s’est également intéressé aux différentes formes anormales que la protéine Tau peut prendre chez les personnes malades. Objectif : établir un lien entre la présence de certaines formes issues de modifications chimiques et présentes en plus faible quantité et le degré d’avancée de la maladie. Si ces résultats se confirment, ils ouvriraient des pistes prometteuses pour aller vers un diagnostic plus précoce de la maladie d’Alzheimer.

Le projet financé en 2019 a ensuite donné lieu à un projet européen coordonné par le LNE et auquel participe le CHU de Montpellier, qui était le second partenaire financé par France Alzheimer.