Les microtubules, nouvelles cibles thérapeutiques ?
ALZcode - Role of microtubule polyglutamylation in the pathogenesis of tauopathies (n° 2023)
100 000 €
Le Docteure Magiera a étudié le lien entre un élément central du squelette des neurone appelé microtubules et la formation des agrégats de la protéine Tau toxique dans la maladie d'Alzheimer.
La protéine Tau est au cœur des mécanismes biologiques de la maladie d’Alzheimer. Chez les personnes non malades, cette protéine interagit avec des filaments appelés microtubules qui constituent un élément du cytosquelette, une sorte de « squelette » des cellules. Chez les personnes malades, la protéine Tau cesse d’interagir avec les microtubules, provoquant leur déstabilisation, et forme des agrégats toxiques dans les neurones, entrainant leur mort.
Maria Magiera, chercheuse à l’Institut Curie (Orsay), s’est consacré à l’étude des microtubules. Dans le projet qu’elle a mené avec le soutien de France Alzheimer et maladies apparentées, elle s’est s’intéressée plus précisément à une modification de la surface des microtubules, appelée polyglutamylation.
Quel est le rôle exact de ce phénomène, particulièrement abondant dans les neurones ? Modifie-t-il l’interaction des microtubules avec la protéine Tau ? Entraîne-t-il la transformation pathologique de la protéine Tau ?
Les résultats de ce projet ont mis en évidence l’impact des altérations du cytosquelette de microtubules sur la survie de différents types de neurones, ainsi que leur rôle dans le développement des processus neurodégénératifs. Il a également confirmé que la modulation des microtubules constitue une piste thérapeutique prometteuse pour les maladies dans lesquelles les microtubules, ou les protéines qui leur sont associées, sont altérés.
Au delà de financer la recherche, le soutien de France Alzheimer a contribué au recrutement du docteur Magièra en tant que Chargé de Recherche au CNRS en 2020, et a permis de financer le stage post-doctoral d’un chercheur, qui depuis est devenu un jeune chef d’équipe.
