Les glucocorticoïdes, hormones de stress impliquées dans la maladie d’Alzheimer
GRAlz - Les récepteurs aux glucocorticoïdes : une cible incontournable dans la Maladie d'Alzheimer
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Le Dr Givalois a mis en évidence le rôle central des hormones du stress dans la maladie d'Alzheimer, en montrant qu'elles favorisent les lésions cérébrales et les troubles de la mémoire.
Aujourd’hui, les recherches suggèrent qu’il existe un lien important entre la maladie d’Alzheimer et les hormones du stress. Quand on est stressé, le corps active un système appelé axe de stress (HPA), qui produit des hormones comme les glucorticoïdes (cortisol).
Dans la maladie d’Alzheimer, ces hormones sont présentes en très grande quantité, pénètrent dans le cerveau à travers la barrière hémato-encéphalique et peuvent devenir toxiques pour les neurones.
Il a été démontré également qu’un cercle négatif se met en place dans la maladie d’Alzheimer, autrement dit, la maladie d’Alzheimer augmente les hormones du stress (les corticoïdes), qui elles même aggravent la maladie en favorisant l’accumulation des plaques Bêta amyloïdes et l’hyperphosphorilation de la protéine Tau.
Ce projet vise à interrompre ce « cercle vicieux » en utilisant des molécules capables de moduler ou bloquer les récepteurs des corticoïdes (CR) dans le cerveau.
Au cours de ce projet, l’équipe a d’abord confirmé que ces hormones (glucocorticoïdes) jouent un rôle central dans la maladie. En excès, elles favorisent la production des plaques bêta-amyloïdes et perturbent une autre protéine essentielle du cerveau appelée Tau. Elles agissent donc sur les deux principaux mécanismes responsables des lésions cérébrales observées dans la maladie d’Alzheimer Alzheimer.
Ensuite, en menant une autre étude, ils ont montré que l’exposition prolongée à ces hormones du stress pouvait, à elle seule, déclencher des altérations similaires à celles observées dans la maladie d’Alzheimer. Elle favorise l’accumulation de protéines toxiques (Béta amyloïdes et tau)
Enfin, les chercheurs ont testé une molécule capable de bloquer sélectivement les effets néfastes des hormones du stress dans le cerveau.
Les résultats ont montré que chez des modèles animaux, ce traitement améliore la mémoire, réduit les lésions cérébrales et diminue l’accumulation des protéines toxiques caractéristiques de la maladie. Il permet également de rétablir un fonctionnement plus normal du système de stress. Ils ouvrent des perspectives prometteuses : ils suggèrent qu’agir sur les hormones du stress pourrait constituer une nouvelle stratégie pour ralentir, voire prévenir, la maladie d’Alzheimer.
Par ailleurs, le docteur Givalois est revenu plus en détails sur ses travaux ainsi que sur la molécule, dans une interview accordée à radio Alzheimer, (lien ci-dessous) ;
https://radiofrancealzheimer.org/main/pub/participant/52756-Laurent-Givalois
Lire l’article correspondant
https://www.francealzheimer.org/sur-la-piste-des-hormones-du-stress/
