Comprendre l’implication de certaines protéines dans la maladie d’Alzheimer
Caractérisation er validation d’une cible thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer
75 000 €
Le Dr Gosselet a montré que des protéines chargées de contrôler les échanges entre le sang et le cerveau pourraient favoriser l'accumulation des protéines toxiques impliquées dans la maladie d'Alzheimer.
Les échanges entre le sang et le cerveau sont contrôlés par la barrière hématoencéphalique (BHE), un filtre très important pour le bon fonctionnement du cerveau. En effet, des altérations de ces échanges sont impliquées dans les maladies neurodégénératives telle que la maladie d’Alzheimer. Des études ont pu démontrer que ce sont les transports du cholestérol et les protéines β-amyloïdes qui sont altérés. Cependant, le mécanisme qui conduit à ce dysfonctionnement reste peu connu.
L’équipe du docteur Fabien Gosselet s’est intéressée à une famille de protéines : les transporteurs ABC qui pourraient être impliquées dans ce mécanisme.
Ces molécules jouent un rôle essentiel dans les échanges entre le sang et le cerveau. Parmi elles, deux protéines en particulier semblent fortement impliquées dans la maladie d’Alzheimer, ABC1 et ABC7. Les chercheurs ont ainsi mené leurs expériences sur des modèles murins reproduisant les caractéristiques de la maladie d’Alzheimer et de modèles in vitro de BHE. Ils ont découvert que ces protéines participent à la formation des lipides (graisse) qui influencent, dans un second temps, la circulation des protéines β-amyloïdes connues pour s’accumuler dans le cerveau dans la maladie d’Alzheimer.
Ces travaux ont permis de mieux comprendre comment les échanges entre le sang et le cerveau peuvent être perturbés dans la maladie d’Alzheimer. ABC1 et ABC7 pourraient jouer un rôle important dans l’apparition et l’évolution de la pathologie. Les chercheurs ont également étudié comment ces protéines sont régulées notamment en cas d’inflammation. Ils ont testé différentes molécules capables de moduler leur activité.
Ce projet se poursuit, et de nouveaux financements ont été accordés, permettant le recrutement des stagiaires en master et des doctorants pour participer aux recherches. De nouveaux résultats sont en cours de publication et ont déjà été présentés lors des conférences scientifiques.
A terme, ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer, en ciblant directement ces protéines.
