Le microbiote intestinal : un acteur clé dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer
MiRCD - Composition taxonomique et fonctionnelle du microbiome intestinal : facteur prédictif de déclin cognitif rapide chez des patients présentant une maladie d’Alzheimer
100 000 €
La Dre De Decker a exploré le lien entre le microbiote intestinal et les formes de maladie d’Alzheimer évoluant rapidement, afin de mieux comprendre comment les interactions entre l’intestin et le cerveau pourraient influencer la progression des troubles cognitifs.
Le déclin cognitif rapide (DCR) est une forme sévère de la maladie d’Alzheimer, dont les causes restent encore inconnues. Des chercheurs ont émis l’hypothèse qu’un déséquilibre du microbiote intestinal, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes présents dans l’intestin, pouvait favoriser une inflammation susceptible d’accélérer l’évolution de la maladie.
Financée par France Alzheimer en 2016, cette étude porté par le docteur De Decker menée dans six centres hospitaliers universitaires français et a inclus 450 participants âgés de 70 à 85 ans. Des prélèvements du microbiote intestinal ont été réalisés et les patients ont été suivis pendant un an afin d’identifier ceux présentant un déclin cognitif rapide.
L’étude avait pour objectif de déterminer si la composition du microbiote intestinal était associée au déclin cognitif rapide et d’améliorer la compréhension de la maladie d’Alzheimer, afin de favoriser le développement de nouvelles approches de prévention, de diagnostic et de traitement.
Les premiers participants à l’étude ont été inclus en septembre 2018, après l’obtention des autorisations nécessaires. Cependant, la pandémie de COVID-19 a entraîné une interruption des inclusions à partir de février 2020, avec un arrêt d’environ six mois.
Au cours de l’étude, 35 patients ont été recrutés, soit un nombre inférieur aux objectifs prévus initialement. Les difficultés de recrutement rencontrées au début du projet, suivies de l’arrêt lié à la crise sanitaire, a retardé son déroulement. Aucun résultat n’a encore été obtenu à ce stade.
Pour la suite du projet, les chercheurs ont envisagé d’ouvrir les inclusions à de nouveaux centres, notamment dans l’Est de la France, de prolonger la période de recrutement et d’adapter le nombre de participants nécessaires. Ces ajustements devaient permettre de recueillir suffisamment de données afin de mieux comprendre le lien entre le microbiote intestinal et la maladie d’Alzheimer.
