Comment les cellules gliales sont-elles impliquées dans la maladie d’Alzheimer ?
PrimAstro - Uncovering the role of astrocytes in Alzheimer pathology in a non human primate
125 000 €
L'équipe du Dr Éric Bonnet apporte de nouvelles connaissances sur les mécanismes de la maladie d’Alzheimer en explorant le rôle des cellules gliales dans le développement de la pathologie.
Les neurones ne sont pas les seules cellules du cerveau. En effet, il y a également les cellules gliales, elles ne transmettent pas d’influx nerveux mais composent quand même la moitié des cellules du cerveau. Depuis des années, des études de recherches ont mis en évidence l’implication de ces cellules dans la maladie d’Alzheimer sans toutefois en préciser le rôle exact. C’est le but du projet PrimAstro mené par le docteur Éric Bonnet et son équipe, financé par l’association France Alzheimer.
Ce qui distingue ce projet, c’est le choix du modèle animal : dans la plupart des programmes de recherches sur la maladie d’Alzheimer, l’expérimentation se fait sur des souris modifiées génétiquement capables de reproduire les caractéristiques moléculaires de la maladie. Éric Bonnet explique que les résultats demeurent incertains quand il s’agit de les transférer en traitement thérapeutique, la raison pour laquelle lui et son équipe ont opté pour un modèle de lémuriens chez lequel ils ont pu introduire une pathologie proche de celle de la maladie d’Alzheimer.
Grâce au financement de l’association France d’Alzheimer( en grande partie), l’équipe a pu mener un programme ambitieux sur le rôle des astrocytes et de la microglie, deux types de cellules gliales, dans le développement de la pathologie.
Les chercheurs ont mis en évidence des sous-populations cellulaires pour les deux types de cellules gliales . Ainsi, ils ont pu repérer un groupe de cellules de microglie qui correspondent à un sous-type dénommé « microglies associées à la pathologie » qui sont typique de la pathologie d’Alzheimer.
Ce résultat est très encourageant car il indique que le modèle animal choisi reproduit bien certaines caractéristiques de la pathologie, ce qui est aussi corroboré par d’autres résultats expérimentaux qu’ils ont obtenus.
Après ces résultats concluants, les chercheurs poursuivent actuellement les analyses de ces données afin d’approfondir davantage leurs études et préciser quels sont les gènes et les voies de signalisations impactés par la pathologie, et aussi quelles sont les interactions de type régulatrices entre les astrocytes et les microglies. Autrement dit, comment ces deux types de ces cellules se coordonnent et s’influencent pour répondre à la maladie.
Afin d’accélérer ces analyses et en tester d’autres méthodes, une jeune ingénieure en bioinformatique a été recrutée sur une période de six mois, grâce au financement France Alzheimer.
Par ailleurs, l’équipe a communiqué certains résultats à plusieurs congrès et workshops nationaux et internationaux.
Plusieurs publications scientifiques issues de ce projet sont également en préparation.
