Étudier la propagation de la protéine Tau anormales dans le cerveau pour mieux comprendre les tauopathies
Développement d'un nouveau modèle pour étudier la vulnérabilité régionale et la propagation inter-régionale dans les tauopathies
100 000 €
La Docteure Halliez s’est intéressée à la manière dont la protéine Tau pathologique se propage entre différentes régions du cerveau afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies liées à Tau.
La protéine Tau joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des neurones. Dans certaines maladies neurodégénératives, appelées tauopathies dont la maladie d’Alzheimer , cette protéine se transforme en une forme anormale qui s’accumule dans le cerveau et perturbe progressivement la communication entre les neurones.
Dans ce projet, l’équipe a cherché à mieux comprendre comment ces formes pathologiques de Tau se propagent d’une région du cerveau à une autre et comment elles perturbent le fonctionnement des réseaux neuronaux.
Pour cela, les chercheurs ont développé des modèles permettant de reproduire en laboratoire des réseaux de neurones connectant différentes régions du cerveau de souris exprimant une forme humaine de la protéine Tau. Ils ont d’abord étudié séparément plusieurs régions cérébrales afin d’identifier celles qui sont sensibles à la forme pathologique de Tau associée à la maladie d’Alzheimer.
L’équipe a ensuite étudié des réseaux de plusieurs régions cérébrales connectées entre elles afin d’observer comment la protéine Tau pathologique se diffuse et quelles conséquences elle entraîne sur l’activité des neurones. Ces travaux reposent notamment sur l’utilisation de dispositifs permettant de suivre simultanément la présence de Tau anormale et l’activité électrique des cellules nerveuses.
Après s’être intéressée à la maladie d’Alzheimer, l’équipe a également prévu d’étudier deux autres maladies liées à l’accumulation de Tau : la paralysie supranucléaire progressive et la maladie de Pick. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes de propagation propres à chacune de ces maladies.
Cet article sera actualisé dès que la chercheuse aura communiqué les résultats de cette étude.
