Les astrocytes, des partenaires des neurones qui pourraient jouer un rôle clé dans la maladie d’Alzheimer

ASTRO-POP - Specific therapeutic targeting of reactive astrocyte subpopulations in Alzheimer disease

100 000 €

La Docteure Escartin travaille sur des cellules de soutien aux neurones, appelées astrocytes. Elle vise à mieux comprendre comment certaines d'entre elles pourraient être impliquées dans la maladie d'Alzheimer.

Dans le cerveau, les neurones ne sont pas seuls. Ils sont entourés de cellules appelées astrocytes, essentielles à leur bon fonctionnement. Longtemps considérés comme de simples cellules de soutien, les astrocytes sont aujourd’hui au cœur des recherches sur la maladie d’Alzheimer.

Dans ce projet, financé par l’association France Alzheimer et maladies apparentées, le docteur Escartin et son équipe cherchent à mieux comprendre comment certains astrocytes participent à la maladie. Leurs travaux montrent qu’il existe plusieurs sous- population d’astrocytes, ayant chacun des rôles différents dans le cerveau, et que certains pourraient contribuer aux troubles observés dans la maladie d’Alzheimer.

Les astrocytes sont des partenaires indispensables des neurones notamment dans leur communication. Mais dans la maladie d’Alzheimer, ces cellules changent de comportement : elles deviennent « réactives ».

Grâce à des outils permettant d’observer l’activité de deux grandes voies de signalisation cellulaire, appelées STAT3 et NF-KB , les chercheurs ont identifié trois sous- populations différentes d’astrocytes dans le cerveau de souris modèles de la maladie d’Alzheimer.

L’étude montre que chaque sous-population possède des caractéristiques distinguées. En effet, chaque groupe semble exercer des fonctions différentes auprès des neurones.

Les chercheurs ont également observé que le blocage de certaines de ces sous – populations permettait de réduire la taille des plaques amyloïdes, l’un des principaux marqueurs de la maladie d’Alzheimer, et d’améliorer certains comportements chez les souris, notamment l’anxiété et la mémoire sociale.

Ces résultats suggèrent que les astrocytes jouent un rôle bien plus actif qu’on ne le pensait dans la maladie d’Alzheimer. Mieux comprendre leurs différents sous-types pourrait ouvrir la voie des nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant non seulement les neurones, mais aussi leur environnement cellulaire.