À la recherche des cellules du cerveau responsables de la démence frontotemporale
Caractérisation d'un Knock-in conditionnel du mutant chmp2Bintron5 permettant l'identification fonctionnelle des populations neuronales impliquées dans la démence fronto-temporale
50 000 €
La démence frontotemporale (DFT) est une maladie du cerveau qui entraîne une détérioration progressive des capacités de comportement, de langage et de réflexion. Il n’existe actuellement aucun traitement permettant de la guérir. Elle touche surtout certaines zones du cerveau situées à l’avant et sur les côtés (lobes frontaux et temporaux), mais d’autres régions sont aussi atteintes, sans que l’on comprenne encore bien leur rôle dans les symptômes. Dans ce projet, des souris portant une modification génétique du gène CHMP2B, similaire à celle retrouvée chez certains patients atteints de DFT, sont étudiées. Les chercheurs peuvent désactiver cette modification uniquement dans certains types de neurones afin d’observer leur influence sur les troubles provoqués par la maladie. L’objectif est de mieux comprendre quelles cellules du cerveau sont responsables de chaque symptôme, afin de développer à terme des traitements plus précis et adaptés aux besoins des patients.
En savoir plus :
Au cours du projet, ils ont développé une souris porteuse de la mutation CHMP2B intron5, responsable d’une forme héréditaire de démence frontotemporale (FTD3). Ils ont montré que cette mutation s’est principalement exprimée dans le cerveau, notamment dans des régions impliquées dans l’odorat, la mémoire et le comportement.
Avec l’âge, ces souris ont développé des anomalies similaires à celles observées chez les patients : une accumulation de déchets dans les neurones, un dysfonctionnement du système de recyclage cellulaire, une inflammation du cerveau et des altérations des cellules de soutien des neurones.
Les souris ont également présenté des changements progressifs de comportement, avec une baisse de l’intérêt pour leur environnement, une diminution des interactions sociales, des troubles de l’odorat et des signes évoquant de l’apathie. En revanche, leur mémoire et leurs capacités motrices sont restées globalement préservées. Les souris possédant deux copies de la mutation ont présenté une atteinte plus sévère que celles n’en possédant qu’une.
Dans l’ensemble, ce modèle a reproduit les principales caractéristiques de la maladie humaine et a constitué un outil précieux pour mieux comprendre ses mécanismes et évaluer de futures approches thérapeutiques.
