La maladie d’Alzheimer, quand la pattern séparation est altérée
PatternAl - Effets du peptide amyloïde sur la neurogénèse et les performances de séparation de pattern
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Dans cette étude, les chercheurs ont voulu comprendre pourquoi la fonction « pattern séparation », une sorte de mémoire spatiale, en particulier la capacité de distinguer deux endroits ou deux conversations très proches, par exemple, se détériore au début de la maladie d’Alzheimer.
Si la maladie d’Alzheimer n’est pas traitable de nos jours c’est certainement parce que l’on intervient trop tard. Les recherches montrent qu’il faudrait agir bien plus tôt afin de ralentir ou prévenir la maladie. En effet, l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) détecte l’atrophie de l’hippocampe à un stade très tardif. Il est donc impératif de disposer des tests capables de détecter les tous premier signe de déclin de la mémoire.
Dans cette étude, les chercheurs ont voulu comprendre pourquoi la fonction « pattern séparation », une sorte de mémoire spatiale, en particulier la capacité de distinguer deux endroits ou deux conversations très proches, par exemple, se détériore au début de la maladie d’Alzheimer. Et si cela ressemble ou non aux problèmes de mémoire liés aux vieillissement normal.
Ils ont alors utilisé deux modèles murin(souris), un développement très tôt des signes liés à l’Alzheimer, l’autre, des souris simplement âgées.
Ils ont constaté que les souris Alzheimer perdent rapidement la capacité de percevoir de petits changements dans leur environnement, un type de mémoire qui dépend d’une région, du cerveau appelée les gyrus dentés. En revanche, ce déficit apparaissait également chez les souris âgées sans maladie.
Pour savoir vraiment si c’est lié à la maladie d’Alzheimer, ils ont utilisé l’immunothérapie visant à éliminer la protéine β amyloïde, la performance des souris « Alzheimer est redevenue alors normale. En revanche, ce même traitement n’a eu aucun effet sur les souris âgées. Cela montre bien que le déclin de la mémoire dans l’Alzheimer et celui lié au vieillissement normal n’a pas la même origine biologique.
En résumé, les résultats suggèrent que :
- Les premiers troubles de la mémoire dans la maladie d’Alzheimer sont liés à la présence anormale d’amyloïdes.
- Ils peuvent être corrigés par une immunothérapie ciblant cette protéine.
- Les problèmes de mémoire liés à l’âge, quant à eux, demandent d’autres approches thérapeutiques, car ils reposent sur des mécanismes différents.
Cette étude encourage donc à poursuivre les recherches pour mieux comprendre le vieillissement cérébral et développer des traitements spécifiques selon l’origine du déficit.
